Tout ce que qu’il faut savoir sur l’arthrose

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L’arthrose est une affection chronique qui touche les articulations (l’endroit où deux os se rencontrent). Douloureuse, elle s’étend sur la durée et est la plus fréquente des maladies articulaires.  Également appelée maladie articulaire dégénérative, arthrite dégénérative ou arthrite d’usure, l’arthrose se révèle être la cause majeure d’incapacité et atteint plus de 30 millions d’hommes et de femmes dans le monde.

1.      Quelles sont les causes de l’arthrose ?

 L’arthrose peut avoir différentes origines, dont les lésions articulaires ou la détérioration des cartilages. Lorsqu’elle résulte de la fragilisation d’une articulation, elle est appelée secondaire. Les articulations peuvent être fragilisées par d’anciennes blessures comme un cartilage déchiré, des articulations disloquées, ou encore des blessures ligamentaires. Des maladies inflammatoires articulaires ou des malformations liées un ligament croisé au genou ou un ménisque, peuvent également être la cause de la détérioration d’une articulation.

L’arthrose dite primitive par contre n’est pas due à des fractures articulaires antérieures. Elle résulte de facteurs tels que le vieillissement (plus vous êtes âgé, plus vos articulations sont usées et cela peut entrainer une arthrose), les malformations articulaires, les anomalies du métabolisme, l’obésité ou encore une mauvaise posture. La génétique, les hormones et le sexe d’un individu peuvent également jouer le rôle  de déclencheurs de l’arthrose primitive.

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2.      Quels sont les symptômes de l’arthrose ?

De façon générale, l’arthrose se manifeste chez une personne par des douleurs aux articulations, notamment au niveau des mains, dans le cou, le bas du dos, les genoux ou les hanches. La survenue et la durée de la douleur sont variables, ainsi que son intensité. La personne malade peut également souffrir de raideur, craquements, gonflement ou sensibilité au niveau des articulations. Des bosses ou des excroissances osseuses peuvent en outre apparaitre sur les doigts des mains ou les orteils. On enregistre aussi des boitements ou des déformations articulaires

3.      Est-ce que l’arthrose donne des douleurs ?

L’arthrose peut se manifester à travers différents symptômes dont la douleur. Une personne atteinte d’arthrose au niveau d’une articulation peut régulièrement ressentir des douleurs à cet endroit. Plus le mal se développe et s’aggrave, plus les douleurs s’intensifient. Elles ne se manifestent plus seulement lorsque l’articulation est en mouvement, mais également désormais lorsque le malade est au repos.

Aussi, plus le temps passe, plus l’articulation fragilisée devient sensible et prend du volume,  en même temps les parties du corps qui l’entourent. Il ne faut donc pas hésiter à se faire consulter lorsqu’on constate  des douleurs  fréquentes au niveau des articulations. Cela  évitera de se retrouver avec une arthrose sévère et d’être sujet à de fortes douleurs.

3.1 Quelles sont les douleurs de l’arthrose ?

Dans la plupart des cas, une arthrose provoque des douleurs articulaires, la raideur et quelque fois le gonflement de l’articulation touchée. La douleur résulte des tissus de voisinage intensément innervés, spécialement la membrane synoviale de l’os, des ligaments ou des tendons.

Il faut être capable de faire la différence entre les douleurs ordinaires de l’arthrose et celles résultant d’une poussée congestive. La « poussée » d’arthrose, encore connue sous le nom de poussée congestive ou poussée inflammatoire, se réfère à une inflammation de la membrane synoviale. Il est plus qu’important de l’identifier très tôt, car elle peut être à l’origine de faits de dégâts articulaires.

Dès les  premiers signes indiquant une poussée congestive, il est urgent de se faire consulter. Le recours le plus tôt possible aux procédés thérapeutiques devant permettre d’apaiser la poussée congestive et spécialement d’anticiper sur la destruction de la matrice cartilagineuse, sa conséquence majeure.


les signes cliniques évocateurs d’une  poussée congestive sont notamment l’aggravation soudaine de la douleur sans raison claire ; la survenue de douleurs qui réveillent dans la nuit ; la survenue d’une raideur articulaire au réveil le matin qui dure plus d’une quinzaine de minutes; l’apparition d’une dilatation articulaire (épanchement de synovie facilement reconnaissable au genou) ; la survenue de problèmes inflammatoires autour de l’articulation (rougeur, chaleur), distinguables seulement sur les doigts.

3.2 Est-ce que l’arthrose donne de la fatigue ?

À mesure que l’arthrose s’aggrave, la douleur devient plus fréquente et les inflammations et les enflures ne risquent pas de manquer. Ce qui pourrait conduire à une fatigue générale du corps. Par exemple, lorsqu’une personne atteinte d’arthrose sévère passe une journée chargée, de retour chez elle le soir, elle est passible de rester clouée au lit dû à la douleur. Ce qui pourrait la fatiguer davantage.

Il faut cependant noter que la fatigue liée à l’arthrose est le résultat de l’association de plusieurs maux.

4.      Quels sont les aliments qui donnent de l’arthrose ?

Aucun aliment n’est en réalité source d’arthrose. Mais lorsque des facteurs de risque tels que les maladies inflammatoires articulaires, la prédisposition génétique et les lésions articulaires entre en compte, l’alimentation peut soit favoriser, soit prévenir le développement  d’une arthrose.

Certains aliments peuvent ainsi contribuer à faire des victimes de l’arthrose. Pour éviter cela, il est recommandé d’avoir une alimentation saine et équilibrée. Il faut réduire le plus possible les denrées pro-inflammatoires, dont font partie les sucreries, les frites ou encore la charcuterie. L’ajustement de son alimentation aidera à limiter les crises et freinera l’avancée de l’arthrose.

4.1 Quels sont les 6 aliments qui donnent l’arthrose ?

Certains aliments suscitent des inflammations, et peuvent par la suite entrainer une prise de poids. Sachant que le surpoids est l’une des causes de l’arthrose car il augmente la pression exercée sur les articulations, il est recommandé d’éviter la consommation de tout aliment susceptible de faire prendre du poids.

–                     le pain blanc contient des glucides raffinés, connus pour déclencher la production de composés responsables des inflammations dans le corps. Il est conseillé de consommer du pain complet car ce dernier, en plus d’apporter à l’organisme une plus grande quantité de nutriments, ne présente aucun effet néfaste pour le corps.

–                     Frites et Chips sont des aliments qui favorisent aussi la production de composés inflammatoires dans le corps. De plus, les huiles utilisées pour leurs cuissons contiennent pour la plupart de l’acide gras oméga-6 pro inflammatoire, et le sel présent dans les frites et les chips n’est pas sans effets dans l’organisme.

–                     Alcool et sodas. L’alcool est connu pour ses nombreux dégâts sur la santé, mais peut-être moins  en tant que sources d’inflammations dans l’organisme de ses consommateurs. Les sodas contiennent un niveau élevé de sucre et plusieurs autres ingrédients qui favorisent les inflammations et aggravent la douleur.

–                     Les sucreries (gâteaux, bonbons, glaces, etc.) sont très riches en graisses saturées et graisses trans ; elles présentent en outre un niveau très élevé de sucre et donc contribuent à développer des inflammations dans le corps. On préférera les yaourts faibles en matières grasses à la place du beurre et de la crème, tout en ayant soin de réduire la quantité de sucre

–                     Viande rouge et charcuterie. La viande rouge est un agent inflammatoire majeur en raison des protéines animales qu’elle contient. La charcuterie devient encore plus dangereuse que la viande rouge car de nombreuses graisses saturées et du sel y sont parfois ajoutés. Il est recommandé d’opter pour des protéines végétales qui sont plus saines. On en retrouve par exemples dans les légumineuses.

–                     Les huiles. Les huiles telles que celles de tournesol, de soja, de carthame ou encore de maïs sont à éviter car elles sont riches en acides gras oméga-6. Choisissez des huiles qui contiennent plus d’acides gras oméga-3 qui sont des graisses saines.4.2 Quels sont les 5 aliments pour lutter contre l’arthrose ?

–       L’huile d’olive

Lorsqu’on souffre d’arthrose, il est important de bien faire le trides matières grasses. L’huile d’olive et l’huile de colza, des graisses riches en oméga 3, sont davantage recommandées. Lesoméga 3sont des acides gras essentiels à l’organisme, qui interviennent comme des antidouleurs et réduisent les inflammations provoquées par la dégradation du cartilage. L’alimentation étant le plus souvent riche en oméga  6, des acides gras qui favorisent par  contre les inflammations. Il est conseillé d’y inclure de façon  régulière ces huiles pour équilibrer les apports.

–       Les poissons gras

Les poissons gras, dont font partie le saumon, le maquereau, la sardine, l’anchois, le hareng, etc.,  sont comme l’huile d’olive,riches en oméga 3. Ils contiennent par ailleurs du sélénium et du zinc, des antioxydants qui contrôlent les radicaux libres, les particules à l’origine du vieillissement des cellules et qui entrent directement en cause dans le développement de l’arthrose. Il est conseillé de manger du poisson gras une à trois fois par semaine.

–          Les fruits rouges

Les fruits rouges (myrtilles, cerises, framboises, baies de goji, etc.) contiennent des anthocyanes, il s’agit des pigments naturels qui leur donnent  leur couleur et ont l’effet de puissants antioxydants.  Pour combattre les radicaux libres, il est conseillé de les consommer nature, en sorbet, en smoothie ou dans un fromage blanc. Par contre, il faut se préserver des tartes car la pâte contient très souvent en abondance de la mauvaise graisse.

–          Les crucifères, fibres et vitamine K

Pas toujours appréciésles crucifères(chou rouge, chou-fleur, choux de Bruxelles, brocolis, etc.) ne manquent pourtant pas d’atouts. Ils contiennent du soufre et desfibres qui ont des propriétés antioxydantes. Ils renferment aussi de la vitamine K qui permet aux os de fixer le calcium, essentiel en cas de corrosion du cartilage. Pour une meilleure  digestion et éviter des ballonnements, il est conseillé de les faire bouillir dans une première eau, avant  de les cuire à notre convenance.

–          Le gingembre

Le gingembre, avec son goût poivré, présente des propriétés intéressantes qui aident à soulager les douleurs articulaires. Riche en antioxydants, il comprend du gingérol, un actif qui lui vaut ses propriétés anti-inflammatoires. Le gingembre peut être consommé cru,  râpé ou en poudre pour les mets et les sauces. Pour diversifier les goûts, il peut être troqué avec le curcuma, une épice associée au curry, également très riche en antioxydants. 

–          Les graines de lin

Peu connues,les graines de lin ont un goût de noisette et contiennent des oméga 3. Elles peuvent être consommées dans les salades. Elles peuvent aussi servir pour les préparations et les sauces, sous forme de poudre.On trouve dans certains magasins de l’huile et du pain aux graines de lin. 

5.      Quels sont les risques d’avoir une arthrose ?

Pour établir un diagnostic précis de l’arthrose, il est essentiel d’étudier tous les facteurs de risque, prouvés ou probables. C’est ce qui permettra d’établir le traitement adéquat, mais aussi de prévenir la survenue du mal. Les facteurs de risque de survenue de l’arthrose sont nombreux et peuvent être classés en facteurs de risque généraux (ceux qui touchent à l’ensemble de la personne) et les facteurs de risque locaux (qui concernent seulement les articulations).

Les facteurs de risque généraux peuvent manquer d’être maîtrisés. Il s’agit notamment de l’âge, le sexe et l’hérédité, ou peuvent être maîtrisables tels que l’excès de poids et l’obésité. Il en est de même pour les facteurs locaux avec lesquels certaines anomalies ou malformations articulaires peuvent manqués d’être maîtrisées, tandis que d’autres comme les traumatismes des articulations le seront et donc peuvent être évités.

Les sports qui requièrent de façon répétée et soutenue les articulations peuvent contribuer à l’apparition d’arthrose. Certaines anomalies augmentent  le risque d’arthrose, dont des anomalies anatomiques, classées comme des facteurs de risque. Si certains facteurs sont connus et prouvés, d’autres par contre restent du domaine du probable.

D’autres facteurs comme porter des charges lourdes, certaines positions dont celle de garder souvent  les genoux fléchis, sont dits à risque mais restent à prouver. Tout comme certaines activités professionnelles qui impliquent des mouvements répétitifs favorisant l’arthrose, ainsi que le port de talons hauts qui contribuerait au développement de l’arthrose du genou. 99,7 % des personnes souffrant d’arthrose, peu importe la forme, présentent un facteur de risque au minimum. Toutefois, dans la majeure partie des cas, elles révèlent en moyenne 2,7 facteurs de risque par patient.  

6.      Quel est le meilleur traitement pour l’arthrose ?

Lorsqu’on est atteint d’arthrose, le premier médicament prescrit pourrait être le paracétamol. Des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent également être prescrits, particulièrement en cas de poussées, mais doivent être pris avec les précautions nécessaires en rapport avec les effets secondaires. Pour le moment, il n’existe pas de traitement curatif contre l’arthrose.

Aucun traitement, permettant de repousser la destruction du cartilage n’existe non plus. Les personnes atteintes d’arthrose peuvent seulement avoir recours aux solutions médicamenteuses et non médicamenteuses qui permettent de soulager la douleur et la raideur des articulations affectées. Elles sont fonction de l’intensité des symptômes. Les médicaments, la kinésithérapie, et quelque fois la chirurgie permettent ainsi de diminuer les douleurs et d’entretenir la mobilité articulaire.

Les récentes recommandations internationales soulignent l’importance des traitements non médicamenteux pour traiter l’arthrose, particulièrement quand elle touche le genou ou la hanche. D’abord pratiquer régulièrement du  sport, entre 15 et 30 minutes par jour, en moyenne 3 fois par semaine (marche, natation, aérobie, renforcement musculaire adapté, etc). Perdre 5 à 10% de son poids en cas d’obésité peut également avoir un impact positif sur les douleurs en cas d’arthrose du genou, en réduisant la charge qui pesait sur l’articulation. La physiothérapie enfin peut s’avérer nécessaire. Et lorsque tout ceci ne suffit pas, la prise de médicaments peut intervenir pour apaiser les douleurs. Dans les cas extrêmes, la chirurgie peut être évoquée par le médecin.

Parmi les médicaments prescrits, on note des analgésiquesdont l’acétaminophène (Tylenol®, Tempra®), le premier antidouleur recommandé en cas d’arthrose. D’autres analgésiques plus puissants peuvent être prescrits si l’acétaminophène ou d’autres remèdes ne parviennent pas à estomper les douleurs. Certains sont composés à la fois  d’acétaminophène et de codéine. Ils peuvent causer de la nausée, la constipation et la somnolence.

6.1 Quel est le meilleur anti-inflammatoire pour l’arthrose ?

Il existe différents types de traitements contre l’arthrose. Certains sont prescrits pour calmer les douleurs tandis que d’autres visent à s’attaquer aux inflammations. Deux types d’anti-inflammatoires existent pour baisser les enflures : les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) et les anti-inflammatoires stéroïdiens ou corticoïdes.

Bien qu’ils soient également capables de baisser les inflammations, les AINS sont plus souvent utilisés pour atténuer les douleurs causées par l’arthrose. On les  retrouve dans des médicaments tels que l’ibuprofène et le naproxène. Les anti-inflammatoires stéroïdiens ou corticoïdes aident à diminuer rapidement les enflures et sont plus efficaces. Ils peuvent être consommés par voie orale ou être injectés directement dans l’articulation affectée.

Seulement, lorsqu’ils sont pris sur une longue durée, les corticoïdes peuvent manifester des effets secondaires tels que l’amincissement de la peau, la fragilisation des os, et même l’affaiblissement des défenses immunitaires. Pour éviter ces effets secondaires, le traitement doit être stoppé progressivement et non d’un seul coup.

7. Quel remède naturel contre l’arthrose ?

Il existe, en dehors des anti-inflammatoires, d’autres traitements en cas de douleurs aux articulations. Notamment ceux liés à la médecine naturelle qui proposent des compléments alimentaires et le recours aux plantes pour traiter l’arthrose et réduire la douleur.

Parmi les solutions naturelles pour traiter l’arthrose, on note la glucosamine et la chondroïtine qui permettent de protéger le cartilage. Selon le Dr Philippe Veroli, « certaines études montrent que la chondroïtine et la glucosamine freinent la dégradation du cartilage, surtout quand l’arthrose est débutante ».

Il s’agit de substances présentes dans les articulations, et qui interviennent dans la composition des protéoglycanes, les molécules qui retiennent l’eau et apportent son élasticité au cartilage. L’arthrose empêche cependant le corps de les produire correctement.

Extraites souvent des carapaces de crustacés, on peut les prendre par voie orale au quotidien, en deux ou trois prises, à savoir 1 200 mg de chondroïtine et 1 500 mg de glucosamine. Les premiers effets apparaissent après deux à huit semaines, mais il est recommandé de suivre la thérapie durant trois mois. Un risque d’allergie est à prévoir.

Cependant, les compléments alimentaires à base de chondroïtine et de glucosamine sont déconseillés aux personnes susceptibles de troubles digestifs ou cutanés, douleurs abdominales, hépatites, etc.

L’huile essentielle de gaulthérie permet également d’apaiser les crises d’arthrose. Elle contient à 99 % du salicylate de méthyle, une substance antalgique et anti-inflammatoire proche de l’aspirine. « Il s’agit d’une petite molécule. Utilisée en massage, elle pénètre très facilement jusqu’à l’articulation », explique le Dr Morel. Elle s’utilise diluée de deux gouttes dans une cuillerée à café d’huile végétale neutre. Ensuite, un  massage est réalisé sur la zone douloureuse jusqu’à ce qu’elle se réchauffe. L’opération doit être répéter deux fois par jour durant une semaine. « Le pharmacien peut aussi réaliser une préparation associant la gaulthérie à d’autres huiles essentielles, comme l’eucalyptus citronné, qui agit en synergie », précise le Dr Morel.

Il faut s’assurer qu’on ne risque pas une réaction allergique et ne pas oublier que les  huiles essentielles sont contre-indiquées pour les femmes enceintes.

Enfin, l’un des moyens de traiter naturellement l’arthrose est de bouger. Le mouvement aide à ralentir la progression du mal et empêche l’articulation de s’ankyloser. « Les étirements, associés à des exercices de renforcement, entretiennent les muscles alentours, et diminuent les contractures douloureuses », affirme le Dr Gilles Mondolini. « Les exercices sont à répéter deux ou trois fois par semaine, sauf en période de crise où l’articulation doit rester au repos », indique le Dr Mondolini.

7.1 Quelle plante pour soigner l’arthrose ?

La griffe du diable ou harpagophyton (Harpagophytum procumbens), important anti-inflammatoire naturel, est pour le moment la plante qui s’est révélé la plus efficace dans le traitement des douleurs liées à l’arthrose. Il a des propriétés anti-inflammatoires et antalgiques. « Certains de ses composés, comme l’harpagoside, ont une action comparable à celle des anti-inflammatoires non-stéroïdiens. Ils inhibent la formation d’une enzyme qui participe au processus inflammatoire », assure le Dr Jean-Michel Morel, phytothérapeute.

L’harpagophytum permet de lutter contre l’arthrose des grosses articulations, tels que le genou, la hanche ou l’épaule. Mais il constitue surtout un traitement préventif qui vise à réduire le nombre de crises et leur intensité. « Il faut privilégier les gélules d’extrait sec, plus efficace que la poudre de racine », indique le Dr Morel. La prescription est d’en prendre deux à quatre grammes chaque jour, durant 20 jours. Il faut cependant éviter l’interaction avec des médicaments comme les antihypertenseurs.

7.2 Comment soulager l’arthrose avec un remède de Grand-mère ?

Les orties sont connues comme un remède de grand-mère et ont toujours servi à traiter l’arthrite. Selon une étude scientifique menée par l’université de Plymouth aux États-Unis, l’application des feuilles d’orties sur les mains de 27 patients durant une semaine a entrainé une baisse significative de la douleur articulaire lors de l’application, mais aussi pendant la totalité de la durée du traitement.

Le fonctionnement des orties n’est pas encore clairement connu, mais on sait qu’ils contiennent de la sérotonine et de l’histamine, deux neurotransmetteurs qui pourraient agir sur la perception et la diffusion de la douleur au niveau des terminaisons nerveuses. Cependant, ces résultats reposent sur un très faible échantillon de patients. 

8.      Comment faire pour ne pas avoir l’arthrose ?

L’arthrose voit le jour lorsque les articulations, à force d’être bougées, deviennent usées. Toutefois, ce mal peut être évité. Il suffit de suivre quelques règles. Notamment, faire régulièrement de l’exercice.Selon le Pr Françis Berenbaum, au-delà de calmer les douleurs et autres symptômes associés à l’arthrose, l’exercice aide à améliorer la qualité du cartilage. Pratiquer régulièrement une activité physique permet de fortifier les muscles et d’assouplir les tendons, pour assurer ainsi une bonne santé articulaire. De même, l’exercice dont quelques étirements ou une petite marche durant la journée permet de contrôler son poids.

Manger sainement peut aider à prévenir l’arthrose, en adoptant un menu quotidien sain et l’apport nutritionnel nécessaire. il faut supprimer la consommation des aliments transformés, riches en graisses saturées, graisses trans et en acides gras oméga-6 , qui sont susceptibles de causer des inflammations dans l’organisme. Prendre soin de ses articulations  permet également d’éviter qu’elles se fragilisent. Aussi, il faut éviter d’y exercer de trop fortes pressions, notamment lors des sessions de sports au cours desquelles il est préférable d’opter pour des exercices peu intenses.

En cas de traumatisme articulaire, il ne faut surtout pas hésiter à consulter.Les lésions articulaires passées pourraient être à l’origine d’un cas d’arthrose ; notamment lorsqu’elles ont été négligées ou mal soignées. C’est pourquoi il est important de rencontrer un spécialiste chaque fois que les articulations sont fragilisées ou blessées. Il peut s’agir de médecins en sport, en rhumatologie, en kinésithérapie, en rééducation et bien d’autres.

Bien se reposer intervient aussi dans la prévention de l’arthrose.Les articulations ont en effet besoin de repos pour demeurer en santé. Alors, il est important dese reposer suffisamment.

Les facteurs de risque de l’arthrose, mars 2016Luc Blanchot, doctissimo, https://www.doctissimo.fr/html/dossiers/rhumatismes/articles/15242-facteurs-risque-arthrose.htm

Les traitements médicaux de l’arthrose (ostéoarthrite), novembre 2012, Dr Jacques Allard

Médecin généraliste

Anti-inflammatoire puissant: lesquels choisir?, Pharmashopi, Pharmacie en ligne et parapharmacie : Achat de médicaments en ligne

Peut-on prévenir l’arthrose et comment?, Le Figaro Santé, Actualité santé – Fiches et conseils médicaux – Le Figaro Santé

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