Laurent Delahousse furax à Paris – son appel au secours contre le manque de justice !

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Laurent reste sensible à la situation d’un confrère et ne manque pas d’affirmer son soutien à ce dernier.

Il est reproché au journaliste algérien Khaled Drareni, correspondant de TV5 Monde et de RSF, d’avoir couvert des manifestations du Hirak. Le 19 août dernier, il a été condamné à une peine de prison de trois ans fermes par le Tribunal d’Alger, aux motifs erronés « d’atteinte à l’unité nationale » et « d’incitation à attroupement non armé ». Il est détenu en prison depuis le 27 mars 2020.

A Alger, compte tenu des règles sanitaires imposées par la crise sanitaire, qui restreint les rassemblements dans les lieux publics, c’est sur Internet qu’un mouvement citoyen à vigoureusement réagit contre cette volonté des autorités algériennes de bâillonner les médias. Un mouvement soutenu sur le plan international dans le cadre du procès en appel du journaliste prévu se tenir ce 8 septembre.

Laurent Delahousse et plusieurs autres journalistes dont Gilles Bouleau, Anne-Claire Coudray, Harry Roselmack, se sont ainsi mobilisés ce 7 septembre devant l’Ambassade d’Algérie à Paris pour réclamer la libération de leur confrère. Ils étaient à peu près une dizaine de journalistes bien connus à répondre à l’appel de Reporters sans frontières (RSF), avec des portraits et des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «#Free Khaled » et «#We are Khaled ».

« Le pouvoir algérien a voulu faire un exemple pour intimider tous les journalistes en Algérie (…) Et il a fait un symbole, un symbole de défense de la liberté de la presse», a affirmé le secrétaire général de l’ONG, Christophe Deloire. « Il a perdu 15 kilos, il est méconnaissable », a confié un autre journaliste de TV5 Monde, Mohamed Kaci, qui affirme soutenir un collègue « très patriote » et « très professionnel ».

« On est solidaire avec lui, avec tous les journalistes algériens qui se battent tous les jours pour préserver cette petite flamme de la liberté d’expression dans un pays qui ne l’aime pas trop », a indiqué Bernard de la Villardière. Plusieurs autres campagnes de soutien et des manifestations en faveur de sa libération ont été organisées ailleurs, dont New York et Genève.

«En Algérie, le journaliste Khaled Drareni a été condamné à trois ans de prison. Le jugement lui reproche notamment d’avoir dit : «Nous appelons à la liberté  de la presse et on nous répond par la corruption et l’argent. L’argent n’achète pas tout. Vive la liberté  de la presse », a tweeté Christophe Deloire selon qui « la situation s’est très clairement dégradée ».